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L’UNFPA plaide pour un objectif de développement sur la jeunesse

ADDIS ABEBA, Ethiopie - Les jeunes sont une force vitale qui doit être au cœur du programme mondial, a déclaré le Dr Babatunde Osotimehin, Directeur exécutif de l'UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la population, en annonçant l'appel de l'UNFPA pour un objectif centré sur la jeunesse dans l’agenda du développement de l’après-2015.

«Pour parvenir à un développement véritable, nous devons modifier notre approche avec et pour les jeunes, les jeunes femmes et les filles en particulier. Les jeunes sont les moteurs du changement. Ils doivent avoir les choix et les outils nécessaires pour participer pleinement au développement, réaliser leur potentiel et apporter une contribution à leur société", a déclaré le Dr Osotimehin, ajoutant que l'accès universel à la santé sexuelle et reproductive basée sur les droits, y compris la contraception, est une étape clé pour l'autonomisation des jeunes.

"Pour parvenir à un développement véritable, nous devons modifier notre approche avec et pour les jeunes, les jeunes femmes et les filles en particulier," Dr Osotimehin

S'exprimant lors de la cérémonie de clôture de la Conférence internationale sur la planification familiale, à Addis-Abeba, en Ethiopie (12-15novembre 2013), le Directeur exécutif de l’UNFPA a souligné les obstacles à la pleine réalisation des droits des jeunes : «Les adolescents sont soumis à notre double norme et les conséquences sont graves pour les filles, en particulier: elles ne sont pas suffisamment âgées pour conduire mais elles le sont pour être des parents? Elles n’ont pas l’âge de voter mais elles l’ont pour se marier? Suffisamment mûres pour être enceintes mais pas assez pour avoir un accès complet à l'éducation sexuelle ou à des contraceptifs ? Soyons clairs - il ne peut y avoir de place pour la maternité dans l'enfance et nous ne pouvons pas continuer à priver les jeunes de leurs droits à la santé sexuelle et reproductive».

Dr. Osotimehin a rendu hommage à la société civile, aux experts techniques et aux représentants gouvernementaux qui travaillent à réaliser des progrès significatifs en matière de planification familiale. Présentement, les pays ayant le plus de besoins non satisfaits en planification familiale jouent un rôle de premier plan dans les efforts mondiaux visant à élargir l'accès à l'information, aux services et aux produits relatifs à la contraception, selon un nouveau rapport publié cette semaine à Addis-Abeba. En outre, cinq gouvernements – le Bénin, la République démocratique du Congo, la Guinée, la Mauritanie et la Birmanie - ont pris de nouveaux engagements majeurs pour la planification familiale.

"L'élan derrière cette accélération vers l'accès universel à la santé sexuelle et reproductive, y compris la santé maternelle, met à juste titre la planification familiale au cœur de nos efforts conjugués. Nous félicitons les gouvernements et les communautés qui ont décidé de relever le défi, ici, en Afrique et ailleurs- surtout dans la mesure où cela protège et fait respecter les droits humains - et l’UNFPA est fier de nos partenariats qui confirment et accélèrent ces réalisations", a déclaré le Dr Osotimehin.

L’UNFPA a aidé des pays à élaborer des politiques et des programmes visant à assurer la disponibilité des informations et des services de santé sexuelle et reproductive, à accomplir l'égalité des sexes et développer les capacités dont les jeunes ont besoin pour l'emploi, la santé, la résilience, la participation et la citoyenneté.

L’UNFPA aide également les pays à exploiter le «dividende démographique» - la prospérité économique qui peut survenir lorsqu’il y a une réduction des taux de fécondité combinée avec des investissements stratégiques dans la santé, l'éducation et la création d'emplois pour les jeunes.

«Ensemble, nous sommes en train de créer les conditions pour la réalisation du dividende démographique en investissant dans un accès équitable et de qualité à la santé de la reproduction basée sur les droits et les droits en matière de reproduction. Cela permettra alors aux filles de rester à l'école, de décider si et quand elles veulent se marier ou avoir des enfants, et leur permettra d'acquérir les compétences et les capacités pour être actives en tant que leaders", a déclaré le Dr Osotimehin.

"En responsabilisant cette génération », a-t-il ajouté, "nous serons en mesure d’établir une passerelle pour le monde vers un avenir meilleur."