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Le Tchad commémore la journée mondiale de l’aide humanitaire

N'Djaména (Tchad) Le Tchad, qui fait face depuis des années à de flux croissants de réfugiés des pays frontaliers mis à part ses propres défis humanitaires internes, s’est joint au reste du monde pour commémorer la journée mondiale de l’Aide Humanitaire.

Selon les données de l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM), le Tchad, avec une population de 11 millions d’habitants, accueille depuis 2003 plus de 300.000 réfugiés du Darfur, Soudan installés dans 13 camps à l'Est et plus de 60.000 réfugiés Centrafricains  installés dans cinq camps au Sud. Le pays compte aussi 160 000 déplacés internes ainsi que des milliers de Nigérians qui fuient l'insécurité au nord-est pour s'installer à l'ouest du pays.

Cette année, le thème local de la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire était «Le monde a besoin de plus de nourriture, d’eau potable, d’éducation et surtout de protection » pour prendre en compte les préoccupations majeures de l’heure.

Lors de l’événement conjoint, le représentant des organisations internationales, M. Bonaventure Wakana, Directeur Pays de Care International, a rappelé que la journée était l’occasion de «rendre hommage aux travailleurs humanitaires dévoués qui œuvrent avec professionnalisme dans des conditions difficiles et souvent dangereuses pour venir en aide aux personnes en détresse».

Pour sa part, le Coordonnateur Résident et Humanitaire des Nations Unies au Tchad, Thomas Gurtner, a souligné qu’en dépit du travail immense réalisé sur le terrain, les besoins demeurent importants au Tchad.

Il a appelé à  «investir davantage dans des actions concrètes qui renforcent et façonnent la résilience au sein des familles et des communautés, en améliorant l'accès à la nourriture et à l'eau, tout en soutenant des projets générateurs de revenus» afin de mettre fin au cycle de dépendance à l’aide humanitaire, mais aussi mettre en place des mécanismes qui donnent aux assistées les capacités de produire les moyens de leur subsistance. 

La Secrétaire d’Etat à l’Economie, au Plan et à la Coopération Internationale représentant le gouvernement tchadien, Mme Djimasbeye Ndade, a salué la synergie d’action entre le Système des Nations Unies et les ONG nationales et internationales. Cela constitue «un socle de référence permettant de poser clairement les problématiques humanitaires au Tchad, de déterminer et rechercher les moyens de faire face aux crises qui se présentent».

UNFPA, un acteur qui compte dans l'humanitaire au Tchad

Pour rappel, dès 2004, avec l’afflux massif des réfugiés soudanais à l’Est et centrafricains à la pointe sud du pays (zones de Goré, de Danadji et de Maro), l’UNFPA est promptement intervenu, pour leur apporter  assistance ainsi qu’aux personnes déplacées internes par l’offre des services de santé de la reproduction et la prise en charge des cas de violences sexuelles et basées sur le genre.

Pour une meilleure coordination de ses interventions humanitaires, un sous-bureau a été ouvert en 2007 à Abéché qui est devenu en 2012, un Bureau Régional avec une antenne à Goz Beida chargée la collecte et de la gestion des données sur les Violences Basées sur le Genre.

En plus de cette assistance aux victimes des conflits armés, l’UNFPA au Tchad a tous les ans volé au secours des victimes des inondations aussi bien à N’Djamena qu’à l’intérieur du pays par l’offre de services de SR dans les camps des sinistrés : mise à disposition des sages-femmes, de divers kits de santé de la reproduction ainsi que des kits de dignité.

Toussaint Mbaitoubam, UNFPA Tchad