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Un développement centré sur les personnes est essentiel pour notre avenir et pour réaliser l'Afrique que nous voulons

27 mai 2019
Dr Onabanjo, Dr Kanem and Ethiopian President Sahle-Work Zewde

Addis-Abeba, Éthiopie - L'UNFPA, l'agence des Nations pour la santé sexuelle et reproductive, a réitéré sa promesse de mettre en œuvre la décision révolutionnaire prise en 1994, lors de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), qui vise à garantir que chaque femme, chaque homme, chaque enfant et chaque adolescent puisse exercer ses droits en matière de santé sexuelle et reproductive.

 

Cet engagement a été renouvelé à l’occasion du 50e anniversaire de l'UNFPA, qui a été célébré le 22 mai à Addis-Abeba, en Éthiopie. Au cours de cet évènement spécial présidé par Natalia Kanem, Directrice exécutive de l'UNFPA, la nécessité de réaliser des investissements importants sur le capital humain a été soulignée.

 

Sahle-Work Zewde, présidente de la République éthiopienne, a pris acte des progrès accomplis par son pays au cours des 25 dernières années. « L'Éthiopie a réalisé des progrès importants dans la mise en œuvre du Programme d'action de la CIPD, ainsi que dans ses objectifs en termes d'élaboration de politiques, de conception de programmes, de développement de cadres légaux appropriés, d'adoption des instruments internationaux pertinents, et d'allocation des ressources et des budgets nécessaires », a-t-elle déclaré.

 

Les femmes et les jeunes sont devenus une priorité dans les politiques publiques du pays. « L'Éthiopie est l'un des pays dont les efforts pour étendre l'accès à l'éducation à tous les niveaux ont porté leurs fruits, en permettant aux enfants, et notamment aux jeunes filles, de pouvoir aller à l'école près de chez eux, et ainsi de les protéger contre des pratiques sociales les exposant à des dangers », a-t-elle ajouté. « En introduisant des réformes dans le secteur de la santé accordant la priorité à la santé maternelle et de l’enfant, l'Éthiopie a réduit, et continue de faire baisser, les taux de mortalité maternelle et infantile ».

 

L'action doit être renforcée et amplifiée pour concrétiser les promesses de la CIPD

Depuis 1994, la population du continent africain a doublé, passant de 704 millions à 1,32 milliard d'habitants en 2019. Si l'on veut que les promesses faites lors de la CIPD se concrétisent, l'action doit alors être renforcée et amplifiée, notamment au niveau des gouvernements. 

 

Le Sommet de Nairobi approchant, l'UNFPA est prête et déterminée à surmonter tous les obstacles qui empêchent l'Afrique de progresser, a déclaré Mme Kanem.

« Si ces 50 dernières années, nous avons été guidés par la ferme conviction que les personnes doivent être au centre du développement, le développement centré sur les personnes est devenu aujourd’hui le fondement du Programme de développement durable à l’horizon 2030 », a ajouté Mme Kanem. 
 

« Nous sommes réunis ici ce soir à un moment crucial de notre cheminement vers Nairobi. En continuant à travailler tous ensemble à la définition d'engagements nationaux et institutionnels, j'espère que chacun et chacune d'entre nous prendra un moment pour réfléchir à sa contribution personnelle, et s'engagera publiquement à faire sa part pour accomplir l'ambitieuse tâche qui nous attend », a-t-elle déclaré.

Cette génération représente une occasion unique de pouvoir réaliser l'Afrique que nous voulons et que nous méritons. La prise de décisions doit être inclusive, non discriminatoire et intentionnelle dans tous les secteurs, notamment au niveau du gouvernement, de l'éducation et de l'économie, et ce, sans limitation ni exception aucunes !

Elle a conclu par un appel à agir : « Engageons-nous à accélérer la cadence sur la voie qui nous mène à une Afrique des droits et des choix, de la prospérité et de la paix ».

 

Nous portons la responsabilité du changement

Osama Abdelkhalek, représentant permanent de l'Égypte auprès de l'Union africaine, a invité à copier et mettre en place des interventions au vu de la situation actuelle où 27 des 28 pays les plus pauvres au monde se trouvent en Afrique subsaharienne et présentent des taux de pauvreté supérieurs à 30 %. Si l'on veut faire baisser ces chiffres, les gouvernements et les autres secteurs doivent faire preuve d’un engagement inébranlable à fournir aux jeunes l'éducation et la formation des compétences nécessaires pour les préparer à l'emploi, a-t-il déclaré.

 

« C'est l'occasion de mettre l'accent sur l'accès à une éducation holistique offrant tous les outils dont nos jeunes ont besoin dans tous les aspects de leurs vies. Le travail qui nous attend est énorme, mais pas impossible. Nous portons la responsabilité du changement, pour cette génération mais aussi pour les nombreuses autres à venir » a-t-il ajouté.