Actualités

Maiguizo Kané Mahamane Mansour, Sultan de Tessaoua, champion de la santé maternelle.

3 Juin 2019

Projet d’amélioration de la santé à Tessaoua : « une famille une mesure de mil »

A Tessaouaa il n’est pas rare de voir des femmes, des hommes ou des familles entières venir en ville pour demander de quoi évacuer un fils, une fille, ou un parent malade vers l’hôpital régional de Maradi ou de Zinder. L’évacuation coûte en moyenne 21500 fcfa (environ 33 euros), mais toutes les familles ne disposent pas des fois de cette somme. Ainsi pour assurer l’évacuation des malades, le Chef de canton de Tessaoua, Maiguizo Kané Mahaman Mansour a proposé aux populations la mise sur place d’un système de collecte de mil qui revendu assure les frais d’évacuation d’urgence aux familles dans le besoin. Dans cette commune d’environ 375.000 habitants, le Sultan a réussi à collecter en deux mois 26 tonnes de mil sur la base uniquement de la confiance que les populations ont envers les chefs traditionnels.

 


Projet d’amélioration de la santé à Tessaoua : « une famille une mesure de mil » @UNFPA WCARO/Habibou Dia

 

Le rôle de la chefferie remonte à bien avant la colonisation ce qui justifie et explique la confiance et les liens solides que nous avons avec les populations, c’est pour cela que nous sommes appelés les pères de la nation. Nous sommes chargés d’aider les populations à résoudre les problèmes auxquels elles font face femmes et les enfants. Les femmes en milieu rural sont soumises au quotidien surtout en milieux rural et plus particulièrement les à beaucoup d’épreuves liées à la précarité, la pauvreté et la misère, ce qui cause en particulier un taux élevé de violences conjugales, d’abandons scolaires, de divorces, d’analphabétisme et de prostitution clandestine. C’est pour cela que nous sommes convaincus que l’autonomisation de la femme contribuera à stopper les fléaux et les maux qui sont en train de les assaillir.

 

Elles me sollicitent souvent dans leur recherche de moyen d’autonomisation. Tantôt elles sollicitent des puits pour la culture contre saison ou maraichère, ce qui les aide pour produire des légumes, générer des revenus additionnels au ménage et assurer l’équilibre alimentaire. Pour l’instant des progrès sont notés, mais il y a encore du chemin à faire. Les sensibilisations ne suffisent pas, il faut que des actions concrètes puissent suivre pour améliorer le quotidien des populations.

 

« Il faut sortir les femmes et les jeunes de leur situation de précarité sinon on sera toujours à la case départ, nous avons besoin de projets réels et concrets pour permettre aux femmes et jeunes de produire eux-mêmes des moyens de subsistance.»