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Accélérer la réponse communautaire face à la pandémie COVID-19, en s'inspirant de l'expérience d'Ebola

Suite au lancement du plan humanitaire mondial contre la pandémie de COVID-19, les agences des Nations Unies en Afrique de l'Ouest et du Centre renforcent la collaboration avec les communautés, tirée de leur expérience réussie de la gestion du virus Ebola pour répondre à la pandémie dans la région.

Le Président par intérim du Groupe des directeurs régionaux des agences des Nations Unies, Mabingue Ngom, appelle à des interventions efficaces et rapides dans la mise en œuvre d’une approche communautaire pour venir à bout du COVID-19 en Afrique de l'Ouest et du Centre ; une région particulièrement vulnérable dans laquelle la propagation de la pandémie pourrait devenir virale.

Mabingue Ngom, qui est également Directeur régional de l'UNFPA pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre avec ses collègues du comité exécutif des Directeurs régionaux, ont salué le lancement de l'Appel mondial pour soutenir la région, et appelé à accorder une attention plus soutenue aux pays et aux communautés confrontés à des crises humanitaires, avec des systèmes de santé vulnérables, dans un contexte de montée de la driscrimation.

Lors du lancement de l'appel humanitaire mondial, Mark Lowcock, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, a plaidé pour que le monde prête une attention particulière aux pays les plus pauvres et les plus vulnérables.

"Si nous laissons le Coronavirus se propager librement dans ces endroits, des millions de personnes seront placées en situation de haut risque, des régions entières seront plongées dans le chaos et le virus aura la possibilité de refaire le tour du globe" a soutenu Mark Lowcock.

Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a lancé le 25 mars 2020, le plan humanitaire mondial de 2 milliards de dollars, pour financer la lutte dans les pays les plus vulnérables du monde, dont la plupart se trouvent en Afrique.

"Nous devons venir en aide aux ultra-vulnérables (des millions et des millions de personnes qui sont les moins capables de se protéger). C'est une question de solidarité humaine fondamentale. Cela est également indispensable pour combattre le virus. C'est le moment de monter au créneau pour les plus vulnérables" a observé António Guterres, tout en appelant les pays à mettre en commun leurs ressources pour lutter contre le COVID-19 qui menace l'humanité entière.

Le plan humanitaire prévoit la livraison d'équipements de laboratoire essentiels pour le dépistage du virus et de fournitures médicales pour le traitement des personnes, l'installation de stations de lavage des mains dans les camps et les colonies, le lancement de campagnes d'information du public sur la manière de se protéger et de protéger les autres contre le virus, ainsi que la mise en place de ponts aériens et de hubs à travers l'Afrique, l'Asie et l'Amérique latine pour acheminer les travailleurs et les fournitures humanitaires là où ils sont le plus nécessaires.

Tout en appelant à accorder une attention particulière aux femmes, aux filles et aux travailleurs de la santé, la Directrice exécutive de l'UNFPA, le Dr Natalia Kanem, prévoit un coût de 187,5 millions de dollars US pour 2020. Le Dr Kanem a précisé que "les efforts de l'UNFPA se concentreront sur le renforcement des systèmes de santé, l'achat et la livraison de fournitures essentielles pour protéger les travailleurs de la santé, la garantie de l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive et de lutte contre la violence basée sur le genre, ainsi que la promotion de la communication sur les risques et l'engagement communautaire".

Au 31 mars 2020, plus de 1 200 personnes ont été testées positives dans le mois qui a suivi l'apparition de la pandémie en Afrique occidentale et centrale. Ces chiffres devraient augmenter au fur et à mesure que des milliers de personnes seront testées.

Les agences des Nations Unies soulignent la nécessité d’avoir une réponse coordonnée, à moyen et à long terme, prenant en compte d’autres problématiques au-delà du secteur de la santé. Celles-ci incluent, sans s’y limiter : la haute prévalence du VIH, le grand nombre de personnes déplacées, l’accès limité à l'eau et à l'assainissement, en particulier pour les personnes vivant dans des zones périurbaines et des bidonvilles surpeuplés, les questions d’éducation, etc.

Elles soulignent qu'elles doivent contextualiser et adapter les stratégies de réponse, compte tenu des défis auxquels l’Afrique de l’ouest et du centre est confrontée en ce qui concerne la malnutrition, le paludisme, les déplacements, le VIH, etc. La pandémie pourrait prendre une autre tournure par rapport à d'autres régions du monde et nécessite donc une réponse spécifique.

Les agences des Nations Unies travaillent en accord pour une approche coordonnée pour répondre à la pandémie, tout en plaidant pour que les gouvernements créent des corridors humanitaires permettant aux travailleurs du secteur d'acheminer les fournitures et le soutien dont les populations les plus affectées ont besoin ; notamment celles qui se trouvent dans les camps de réfugiés et de personnes déplacées.

 

Contacts :

  1. Jacob Enoh Eben| Regional Communications Advisor, UNFPA WCARO (for the regional communications group)| eben@unfpa.org | Tel: +221 77 358 66 62 – Dakar, Senegal
  2. Mensah Y. L. Aluka| Regional Coordination Specialist and Head of UNSDG-WCA Secretariat | E-mail: mensah.aluka@undp.org | Tel: +22177 529 5055 – Dakar, Senegal